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Premiers cours

Deuxième jour de cours. Je ressens que je ne suis pas dans mon univers.

Ici, le premier cours est consacré à la lecture du cadre du cours. Cela se présente sous forme d’une feuillet de quelques pages qui explique ce que l’étudiant doit maitriser, quels sont les chapitres, les heures de consultations, les livres de références et conseillés, …
Cependant, il n’est pas question (ou presque) de commencer véritablement la matière. Il reste peut-être une bonne demie-heure (voire plus). Elle est perdue. C’est aussi simple.

Notre système fonctionne par année. Il faut réussir 48 crédits minimum par an. Sans cela, pas de réussite. Et au bout des cinq ans d’études, on a notre diplôme.
Ici, on demande à remplir les critères de diplômes. Il est possible de suivre pendant un semestre (qui sont plutôt des quadrimestres mais soit) 8 cours et le suivant, on en suit que 3. A priori, les études se font durant cinq ans mais c’est beaucoup moins stricte dans le processus de choix de cours.

Pour les quatre cours que j’ai été voir, deux sont des cours que j’ai déjà eu. Tout n’a pas été vu dans un seul cours chez moi mais tout a été vu.
Le cours de Lois, contrats et déontologie présente le système canadien mais pas uniquement.
Le cours de structure hydraulique me faisait peur car certains prérequis ne m’ont pas été donné chez moi. En discutant avec le professeur (qui a eu des correspondances avec des professeurs de l’ULB et de Gand et qui connait Mr Zech), j’ai été rassuré. Je pense que c’est un cours que je vais prendre. La raison est simple : durant mes trois dernières années, les cours d’hydrauliques étaient principalement théoriques mis à part quelques séances d’exercices ou de laboratoires. Ici, le cours propose de faire un pré-dimensionnement d’un barrage. C’est en quelque sorte la finalité des cours.

Ce que j’ai trouvé également d’amusant, c’est que le professeur m’a dit que je pouvais aisément prendre 6-7 cours vu mon université d’origine. Cela va dans le même sens que ce que les étudiants qui sont partis soit à Moncton soit en Amérique du Nord m’ont dit : le niveau est plus faible que chez nous. On retrouve les tests intermédiaires (en général pour 25% de la note finale) et un ou deux travaux à rendre soit seul soit à deux.

Un dernier truc : Ici, on tutoie tout le monde, professeur y compris. Bon, c’est différent de chez nous.

2 Comments

  1. Nathalie wrote:

    Si tout le monde se tutoie, quel choc pour les erasmus africains qui vouvoient à tour de bras. Beaucoup d’étudiants erasmus parmis les 35 étudiants de 5ième ?

    Mercredi, septembre 7, 2011 at 15:28 | Permalink
  2. Geoffrey wrote:

    De ce que j’ai vu, on est trois étudiants en échange en cinquième année. Kevin et Marion sont français de Poitiers et moi, le Belch’ comme on dit par ici.

    Je suis le seul Belge, semble-t-il, en résidence et même sur le Campus.

    Pour le tutoiement, j’ai compris qu’en tant qu’étranger tu peux vouvoyer les profs. Mais les gens d’ici ne le font pas a priori. Et pour Serge qui vient du Congo, il n’y arrive pas (et n’y arrivera peut-être jamais).

    Jeudi, septembre 8, 2011 at 07:36 | Permalink